Contrairement à ce que son nom anglais – New World Screwworm – porte à croire, la lucilie bouchère n’est pas un ver, mais une mouche parasite. Le nom Screwworm fait référence au mouvement qu’effectue sa larve pour s’enfoncer dans les tissus, semblable à la rotation d’une vis (screw en anglais). Cette affection, douloureuse et potentiellement mortelle si elle n’est pas traitée, touche aussi les êtres humains, quoique plus rarement. En bref, elle doit être prise très au sérieux.
Comme d’autres maladies animales transfrontières qui se sont propagées, la lucilie bouchère connaît une résurgence sur tout le continent américain et a traversé les frontières, menaçant la production animale, perturbant le commerce et mettant davantage sous pression agriculteurs et services vétérinaires. Ses répercussions peuvent s’étendre bien au-delà de la santé animale: baisse de la productivité, perturbation de la production alimentaire et mise en péril des moyens de subsistance des personnes qui dépendent de l’élevage.





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