Lors d'une conférence organisée par l'Université Quisqueya, le 6 août 2026, autour du thème « Secteur privé et gouvernance politique en Haïti : opportunités, possibilités et limites », le financier Robert Paret a soutenu que l'émergence d'une classe moyenne haïtienne constitue un passage obligé pour le développement du pays.
Le diagnostic est posé sans ménagement. Haïti, décrit le président de ProFin, est « un État sans recettes, un pays qui perd ses talents et une société sans milieu». Trois réalités qui se renforcent mutuellement et qui expliquent, selon lui, pourquoi les politiques de développement peinent à produire des résultats durables. La pression fiscale du pays n'est que de 4,4 %, parmi les plus faibles de la région. 84 % des diplômés haïtiens vivent et travaillent a l'étranger. Et la classe moyenne ne représente qu'environ 2 % de la population. Des chiffres qui traduisent l'ampleur du défi et l'urgence d'en faire une priorité, selon Robert Paret.






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