Dans un texte empreint de nostalgie et de poésie, André Fouad replonge dans l’univers musical de Cubano, figure marquante de toute une époque et de plusieurs générations. À travers le souvenir vibrant de « Refijye », le poète fait résonner les voix de l’exil, de l’errance et de l’espoir, tout en saluant l’élégance, le talent et l’aura scénique du chanteur de Shah-Shah. Son regard sensible nous invite à redécouvrir Cubano, un artiste dont les chansons, bien au-delà des souvenirs, continuent de porter une étonnante actualité.

Il y a de ces chansons qui coulent dans mes veines comme les fleuves du monde et que je consomme sans modération, sans sautes d’humeur, dans ma chambre, sous le regard d’une vieille photo d’enfance et la lumière tamisée de cette lampe de nuit en noir et blanc.