La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) exprime sa préoccupation face aux risques auxquels sont exposés les ressortissants haïtiens à la suite de la fin du Statut de protection temporaire (TPS) aux États-Unis, particulièrement au regard de la persistance des crises des droits humains et humanitaires en Haïti, peut-on lire dans un communiqué, mardi 25 août 2026. La CIDH appelle les États-Unis à garantir une protection internationale lorsqu’il existe des motifs substantiels de croire que le retour en Haïti exposerait les personnes concernées à un risque de violations de leurs droits à la vie ou à l’intégrité personnelle, ainsi qu’à garantir l’accès à des procédures permettant d’identifier et de prendre en compte ces risques, lit-on dans le communiqué. 

Le TPS est une forme de protection temporaire prévue par le droit des États-Unis, qui peut être accordée lorsque les conditions dans un pays empêchent ses ressortissants d’y retourner en toute sécurité ou lorsque le pays ne peut pas gérer adéquatement leur retour. Cela comprend les conflits armés, les catastrophes environnementales, les épidémies et autres conditions extraordinaires et temporaires. Haïti a été désigné pour le TPS en 2010, à la suite du tremblement de terre. Cette désignation a ensuite été prolongée et modifiée en fonction de l’évolution de la situation. En 2021, le Département de la sécurité intérieure (DHS) et le Département d’État (DOS) ont constaté une détérioration de la crise politique, des violences et une forte augmentation des violations des droits humains. Sur cette base, une nouvelle désignation a été accordée pour 18 mois supplémentaires.