Prenant la parole au Forum mondial de la diaspora haïtienne (Fomoda) le vendredi 28 août 2026, Frantz Saintellemy, chancelier et président du Conseil d’administration de l’Université de Montréal, a invité l’assistance à se prononcer sur les métiers d’avenir à l’ère de l’intelligence artificielle (IA). Devant l’hésitation du public, le Canadien d’origine haïtienne a lui-même proposé quelques éléments de réponse : plombier, électricien, maçon, menuisier…

Son raisonnement est simple : aussi sophistiquée soit-elle, l’intelligence artificielle ne peut fonctionner sans une infrastructure matérielle. Les centres de données qui alimentent cette révolution technologique doivent être construits, alimentés en électricité, refroidis, entretenus et constamment adaptés. Autrement dit, derrière l’univers virtuel de l’intelligence artificielle se trouve tout un écosystème bien réel qui nécessite des techniciens, des ouvriers spécialisés et une main-d’œuvre qualifiée pour construire et assurer le bon fonctionnement de l’environnement physique sur lequel repose cette nouvelle technologie.