Qu’est-ce que la puissance publique de l’État ?
L’État est ce phénomène historique qui organise et régit la société, dont la présence devient de plus en plus incontournable dans nos sociétés modernes. L’État a l’initiative de légiférer et de faire appliquer ses lois et ses codes, par lesquels il donne sa tonalité de puissance eu égard à la conduite des citoyens de deux genres dans la cité. C’est à l’État que revient le devoir et la fonction de protéger les vies et les biens, de garantir l’intérêt général, de préserver le bien commun (ressources, forêts, eaux, sous-sol et fonds marins, patrimoines immatériels, etc.), d’assurer l’ordre public, la sécurité nationale et la sûreté intérieure de l’État lui-même. Dans ses différents codes qu’il met au service de la société, l’État prévoit le code criminel ou loi pénale qui est un recueil des infractions et des délits accompagnés des peines correspondantes. Car l’individu qui contrevient aux normes et règles établies, sera puni selon la loi.
L’État ne produit pas seulement des textes juridiques qui ont pour vocation de réguler la cité, mais aussi forme ou construit des structures capables de concourir à leur succès, à leur réussite effective. Des structures répressives au rang desquelles arrive au premier chef la Justice qui est considérée comme le thermomètre de la santé d’une société, et qui atteste l’évolution du progrès social humain à l’échelle nationale. Suivent l’armée, la police et les différents services de renseignement et de sécurité, militaire et police compris. Le gouvernement, lui, est l’organe exécutif de l’État ; il met en œuvre les lois de la République, dirige l’administration et conduit la politique nationale au bénéfice de la communauté. Au regard de la législation nationale, l’État incarne la puissance et l’autorité sur toute l’étendue de son territoire : il hait le crime organisé auquel se rattachent la piraterie, le banditisme, la contrebande et le trafic de stupéfiants comme bras armés. L’État ne négocie pas avec ces catégories de citoyens dénaturés qui ne cherchent qu’à nuire l’ordre public, qu’à déstabiliser la société au profit des intérêts particuliers. Même quand il existe un groupe social idéologique qui choisit la voie de la lutte armée comme stratégie pour atteindre des objectifs politiques ou révolutionnaires, l’État doit le combattre jusque dans ses derniers retranchements. Toutefois, s’il s’avérait que la guérilla présente un rapport de force militaire non moins important, alors le gouvernement pourrait s’assoir avec ses chefs en vue de trouver une solution partagée pour maintenir la stabilité de l’État et pour préserver l’ordre public. Nous semblons présenter brièvement l’anatomie du phénomène qu’est l’État, sur la base de laquelle nous allons avancer sur le sujet que nous avons librement posé en titre comme une thématique cruciale qui domine l’actualité nationale depuis quelque temps, ou plutôt depuis l’arrêté du 24 mars 2026 adopté par l’actuel gouvernement.





Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.