Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, monte au créneau après l’extradition des 18 inculpés dans l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse vers les États-Unis. Parmi ces inculpés extradés le 20 septembre 2026, 17 ressortissants colombiens et l’homme d’affaires haïtien Joseph Félix Badio. La nouvelle de leur extradition a été confirmée par un communiqué du ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP), daté du même jour.
« Ce qui s’est passé est une honte pour la justice haïtienne », fustige Pierre Espérance. L’extradition de ses suspects clés ne signifie pas la fin de l’instruction. Le juge Jean Denis Cyprien continuera son instruction avant de rendre son ordonnance, qui devait être publiée depuis janvier 2026. Mais pour le défenseur des droits humains, « c’est fini ». Il n’y a plus rien à faire dans le dossier. « Que peut désormais faire la justice [haïtienne] dans ce cas ? Rien », se désole-t-il.






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