« Pour Haïti, un durcissement du TPS peut, via les transferts, devenir un choc de taux de change, de réserves et de stabilité budgétaire. Mais, rien ne garantit que la transmission soit automatique ni immédiat », c’est le résultat auquel est parvenu la Direction de la recherche en économie et finance (DREF) de la Banque de la République d’Haïti (BRH) à partir de différents scénarios sur les effets macrofinanciers d’une baisse des transferts de la diaspora en Haïti en raison du durcissement du statut de protection temporaire (TPS). Ce résultat a été présenté par une équipe de la Banque centrale composée de Kensley Blaise, Jean Gardy Victor et Jean Marie Cayemitte, lors du Mercredi de réflexions de la Banque interaméricaine de développement (BID).
En cas d’un éventuel choc de transferts, Jean Marie Cayemitte a présenté un ensemble de recommandations faites dans le cadre de ce travail de recherche : « défendre la liquidité durant les 90 premiers jours afin de préserver la confiance et de réduire le risque ; plafonner le sur-ajustement du change ; protéger l’ancrage budgétaire, préparer, en amont, un filet de sécurité financier externe et reconstituer les réserves. » L’impact d’un choc sur les transferts dépendra de la magnitude ou de la force de frappe dans un sens et de la réponse des autorités haïtiennes dans un autre.





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