Le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) vient de publier, dans le journal officiel Le Moniteur, le décret portant modification du Code fiscal. Ledit décret est entré en vigueur à compter du 1er octobre 2026. Son article 132 fait passer le seuil d’exonération d’impôt sur le revenu de 60 000 à 360 000 gourdes par an, ce qui allège le fardeau fiscal des salariés, en particulier les ouvriers à bas salaires. Le précédent barème datait du mois d’octobre 2005 et était devenu amplement obsolète avec l’augmentation significative du coût de la vie au cours des deux dernières décennies. 

La chronique d’aujourd’hui présente les deux barèmes et fait une simulation à partir de cinq niveaux de salaire afin de mettre en évidence l’impact de l’entrée en vigueur du nouveau barème d’impôt sur le revenu disponible des salariés. Les résultats de la simulation montrent que pour un salaire mensuel de 30 000 gourdes, le nouveau barème supprime entièrement l’impôt sur le revenu, alors que l’application de l’ancien barème entraîne un impôt annuel de 36 000 gourdes, soit l’équivalent de plus d’un mois de salaire. À la fin de l’année fiscale 2026-2027, l’ouvrier concerné conservera la totalité de cette somme, ce qui représente un gain annuel non négligeable pour un ménage à revenu modeste.