

Contrairement à ce qui était annoncé lors de l’inauguration du barrage hydroélectrique de Marion, aucun système d’exploitation n’est encore érigé sur le site. Pour le moment, seules quelques parcelles bénéficient de l’eau du barrage. Dans une visite du journal le 4 octobre dernier, c’était le calme plat. Pas de turbines électriques installées ni celles en cours d’installation, pas de station de filtration d’eau. Même les pêcheurs n’ont pas été remarqués dans le lac. Seuls quelques militaires et une dizaine d’engins lourds étaient encore sur place.

Tandis qu’on s’acheminait vers la fin des travaux de remise en état du système d’irrigation de La Tannerie, ces derniers ont été interrompus depuis près de deux mois. Les engins lourds n’y sont plus. Aucun personnel n’y a été remarqué les 4 et 7 octobre 2021, lors des deux visites effectuées par le journal dans cet espace. En aval, des cultivateurs s’apprêtent à préparer leur sol pour la campagne d’hiver. Ils misent gros sur ce système d’irrigation dont près de 3 000 hectares de terre dépendront.

L’État haïtien subventionne certains produits pétroliers depuis plusieurs années. Le ministre de l’Économie et des Finances, Michel Patrick Boisvert, croit qu’il s’agit d’une veine ouverte du Trésor public. L’État n’est pas toujours en mesure de verser à temps la différence aux compagnies pétrolières, lesquelles se trouvent ainsi régulièrement dans l’incapacité de placer à temps de nouvelles commandes, ce qui pousse certains observateurs à affirmer que la subvention de ces produits n’arrange aucun acteur de ce secteur.

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural informe le public et les intervenants dans le secteur agricole en particulier que le virus responsable de la Peste porcine africaine (PPA) a été identifié sur le sol haïtien. Selon un communiqué du ministère, ce premier cas a été diagnostiqué dans la commune d’Anse-à-Pitre, zone frontalière du Sud-Est où 286 échantillons de sang ont été analysés par le laboratoire américain PLum Island Animal Disease Center.

En Haïti, le marché du propane continue à s’étendre. Au cours des trois dernières années, la consommation locale est passée de 36 000 à 52 000 tonnes. De deux, on compte aujourd’hui quatre importateurs. Le propane arrive dans des recoins les plus éloignés et plus de microcentres sont installés. La tendance est telle que plus de 25 000 bombonnes sont vendues mensuellement. Le hic, est que le prix n'arrête pas de grimper sur le marché international. Ce qui inquiètent certains importateurs qui, malgré tout, continuent de consentir des investissements importants.

Grâce au projet de développement de pêche artisanale du ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), le secteur de la pêche a été renforcé à bien des égards. Subventionnés à hauteur de 88% pour la plupart, des matériels, par le biais d’un programme de cofinancement, ont été mis à la disposition de plusieurs dizaines de pêcheurs. Mais, de l’avis de spécialistes du secteur, il en faut beaucoup plus pour développer cette branche d’activité.

Haïti a un rendez-vous régulier avec les catastrophes naturelles dévastatrices. En plus de ses impacts émotionnels, ces bouleversements affectent négativement l’économie du pays. On ignore l’ampleur des dégâts causés par le dernier séisme, mais avec les 2 248 morts, les 53 000 maisons détruites et les 83 000 endommagées sans oublier les 127 écoles, les 60 bâtiments religieux, les 25 structures sanitaires et des hôtels détruits, on peut s’attendre à un bilan économique plus désastreux que celui de Matthew d’octobre 2016.

Le gouvernement haïtien a reçu, le mardi 7 septembre 2021, un lot de 25 tonnes d’aide humanitaire du gouvernement taïwanais, de la fondation bouddhiste caritative Tzu-Chi et de la Croix-Rouge taïwanaise. Reçue par le chef du gouvernement Ariel Henry, cette aide devrait contribuer à mieux assister les victimes du séisme du 14 août dernier. Assurant que l’aide sera efficacement coordonnée, le chef de la Primature en a profité pour saluer l’élan de cœur des amis d’Haïti au lendemain de la catastrophe.

L’ambassadeur du Japon, Mitsuaki Mizuno, lors d’une cérémonie tenue à la salle de conférence du ministère de l’Agriculture, à Damien, le 3 septembre dernier, a remis un important lot de matériel agricole au ministre de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, Bredy Charlot. Composé de vingt-deux tracteurs agricoles et d’une foreuse, ce matériel, selon le ministre, devrait contribuer à l’amélioration de la productivité agricole et à la revitalisation des zones rurales par le désenclavement des routes agricoles.

Depuis plus de deux ans, l’on assiste à augmentation du prix du propane. Entre juin et juillet 2021, une accélération a été observée. Le livre de ce carburant est rapidement passé de 45 gourdes à plus de 50 gourdes dans certaines zones. La détaxation de ce produit pétrolier dont l’utilisation ne cesse d'augmenter dans le pays ne contribue pas à stabiliser le prix. Quoiqu’on n’ait aucune crainte concernant sa disponibilité sur le marché, importateurs et observateurs prévoient des coûts encore plus à la hausse d’ici l’hiver prochain.

À l’occasion de ses cinq ans d’existence, Konbit Plastik a organisé à Delmas, le 28 août 2021, la première édition de Salon Plastic. Plusieurs activités ont été tenues à cette occasion, dont une conférence-débat autour du thème « Recyclage des déchets plastiques et économie circulaire en Haïti : potentialités et perspectives». Le recyclage, affirment les panélistes, offre des avantages comparatifs tant pour l'environnement que pour l´économie du pays.

Les autorités étatiques dans le département des Nippes s'opposent à l’idée de la mise en place de camps d’hébergement dans ce département. L’expérience de 2010 prouve, expliquent-elles, qu’il est très difficile d’en faire la gestion et la désactivation. Ces responsables préfèrent l’installation des tentes à la place des maisons effondrées. Il est question de monter un programme avec le ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPT) en vue d’enlever les décombres dans un bref délai afin de faciliter l’installation des tentes.

Le tremblement de terre du 14 août 2021 a coupé plusieurs communes du département des Nippes du reste du pays. Une semaine plus tard, il était quasiment impossible d’atteindre, par voie terrestre, les communes de Plaisance du Sud et des Baradères en passant par Cavaillon. Avec les interventions du ministère des Travaux publics, Transports et Communications (TPTC), toutes les communes deviennent accessibles. Seul le tronçon reliant Arneau et Petit-Trou de Nippes en passant par Morne-Saut reste impraticable.

Après le tremblement de terre du 14 août 2021, dans le département des Nippes, les réseaux desservant sept des onze communes en « eau potable » sont fortement endommagés. Des sources ont tari, pas une goutte d’eau à la disposition des habitants. D’autres sont ensablées ou polluées apportant dans les maisons et dans les points d’eau un liquide impropre à la consommation. Dans certaines villes et agglomérations, les gens sont obligés de boire l’eau des rivières sans aucune sorte de traitement ou de purification.

Le séisme du 14 août 2021 qui a frappé une partie du grand Sud n’a pas épargné le secteur bancaire. Dans les principales villes de cette région, les succursales des banques commerciales ont subi des dommages majeurs. Dans une note rendue publique au début de la semaine, l’Association professionnelle des banques (APB) annonce la fermeture temporaire de certaines succursales de banques dans les villes des Cayes, de Jérémie et d’Aquin.

Après le tremblement de terre de janvier 2010 et l’ouragan Matthew en octobre 2016, le séisme du 14 août 2021 est une occasion de plus pour les Haïtiens de montrer au monde entier qu’ils sont solidaires les uns avec les autres, tout au moins dans le malheur. Tôt dans la matinée du samedi 14 août, rien que quelques minutes après la catastrophe, ils étaient nombreux à être mobilisés afin de sauver des vies sous les décombres. La tâche était ardue, mais devant cette volonté dont faisaient montre ces gens, déplacer une montagne paraissait possible.

En marge de la tenue de la conférence-débat sur les impacts économiques et le rôle de la recherche dans la prévention de la peste porcine africaine et la gestion des animaux malades, organisée conjointement par l’organisation Promotion pour le développement (Promodev) et l’université Quisqueya le 11 août 2021, le recteur de cette université, Jacky Lumarque, a attiré l’attention des décideurs sur la situation qui sévit à Martissant et en a profité pour faire les revendications d’une quarantaine d’associations paysannes du Sud qui attendent les interventions des autorités de l’État.

Dans le cadre d’une campagne d’éducation et de sensibilisation du public sur les stratégies de prévention et sur les mécanismes de gestion de la peste porcine africaine (PPA) dans le pays, l’Université Quisqueya (UniQ) et l’organisation Promotion pour le développement (PROMODEV) ont organisé conjointement une conférence-débat le mercredi 11 août 2021 autour du thème « Impacts économiques et rôle de la recherche dans la prévention de la Peste porcine africaine et la gestion des animaux malades ». Les panélistes en ont profité pour faire des recommandations à l’État haïtien en vue d’éviter la réintroduction de ce virus sur le territoire.

Aucun cas de peste porcine africaine n’est encore signalé en Haïti. Le gouvernement, à travers le ministère de l’Agriculture, met tout en œuvre pour empêcher l’entrée de cette maladie mortelle et hautement contagieuse pour la famille porcine dans le pays. Depuis l’annonce du Département de l’Agriculture des États-Unis à la fin du mois de juillet dernier, plusieurs rencontres ont été tenues par le haut management du ministère et des directions techniques concernées par la santé et la production animale et l’on annonce des dispositions pour éviter la réintroduction de cette fièvre virale sur le sol haïtien.

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 5 aout 2021 au ministère de la Communication, à la rue Lamartinière, le ministre de l’Agriculture, Charlot Bredy qui se faisait accompagner de la spécialiste en peste porcine africaine et coordonnatrice de l’Unité de protection sanitaire (UPS), Dr Haïm Joseph Corvil, a donné une conférence de presse au cours de laquelle il annonce plusieurs dispositions à adopter pour empêcher la réintroduction de la peste porcine africaine (PPA) dans le pays et de la contrôler au cas où il franchirait la frontière, ce qui est d’ailleurs très probable.