« Il faut constamment soulever les va-nu-pieds contre les gens de chaussures et mettre les gens à chaussures en état de s’entredéchirer les uns les autres. C’est la seule façon pour nous d’avoir une prédominance continue sur ce pays de nègres qui a conquis son indépendance par les armes. Ce qui est un mauvais exemple pour les 26 millions de Noirs d’Amérique. »- Déclaration de Francklin Delano Roosevelt sur Haïti : Président des États-Unis 1933-1945. Jeunes hommes et filles d'Haïti, nous devons reconnaître que nous avons une dette envers cette terre qui nous a vu naître et grandir, et qui offre son hospitalité à nos parents et à nous depuis plusieurs décennies. De ce fait, nous ne pouvons pas l’abandonner à son sort, aux disgrâces de la communauté internationale et des faux leaders politiques haïtiens mécréants, mesquins, égoïstes et autres. Prétextant être des Haïtiens, mais, en réalité, sont des petits soussous et des alliés fidèles des grands Blancs qui pillent et entravent le développement de cette riche nation qu'est la nôtre. Quand même au prix de nos vies, nous devons nous mettre debout comme un seul homme, pour assurer l'avant-garde de cette nation à genoux. Je veux souligner pour plus d'un que le très regretté Son Excellence Ahmed Sékou Touré, le héros de l'indépendance de la Guinée en 1958, et, en 1982, disait ceci à Jacques Chirac, alors magistrat de Paris : « Pour valoriser l'existence de l'homme, il faut nécessairement avoir une conscience historique, une conscience sociale, une conscience politique, une conscience économique, une conscience culturelle et une conscience humaine en un mot.» Je souligne également ici en substance qu'en 1958, devant son peuple et en présence du général de Gaulle, alors président de la République française, Sékou Touré disait ceci à de Gaulle : « À partir d'aujourd'hui, nous, Guinéens, Guinéennes, nous préférons la pauvreté dans la dignité que la richesse dans l'esclavage et l'humiliation.» Ces mots du très regretté M. Touré ont été sans aucun doute inspirés des pères fondateurs de la République d’Haïti, qui, environ un siècle et demi au préalable, ont crié : « Vivre libres ou mourir ! » Et c’était fait, ils ont payé de leur sang la liberté de l’humanité, et, du même coup, nous ont légué cette première République noire au monde. Le général de Gaulle acceptait la volonté du peuple guinéen mais avait aussi une réponse pour Sékou Touré : « Les pays n'ont pas d'amis mais plutôt des intérêts.» Comme ça, nous comprenons l'ingérence arrogante et insupportable de la communauté internationale dans les affaires internes du pays. Ils (les Blancs, grands et petits) ne sont pas nos amis, nous devons le comprendre et les traiter comme ils le méritent. Avec la complicité de leurs alliés internes (qu'il nous faut combattre et éliminer sans tarder), ils (les Blancs) sont la cause de nos misères, souffrances, de notre pauvreté, de notre sous- développement et autres. Jeunes Haïtiens et Haïtiennes, notre pays se trouve dans un carrefour décisif et historique de son existence. Que faisons- nous? Aurons-nous le courage pour continuer à regarder les Blancs pillant nos ressources et nos richesses, nous divisant, favorisant et alimentant toute forme d’instabilité au sein de notre chère patrie, pour le seul compte de leurs propres intérêts économiques? Ou allons-nous nous unir comme au jour de nos ancêtres, pour refaire 1804 en 2016? Je crois fermement que nous n'avons pas d'autre choix. Nous ne pouvons pas passer outre et faire autrement. Car l'avenir et le salut d'Haïti dépendent uniquement de nous. C'est pourquoi nous devons nous inspirer constamment de cette pensée de Gaston BERGER: « Demain ne sera pas comme hier, il sera nouveau et il dépendra de nous ; il est moins à découvrir qu’à inventer.» Pour pouvoir réellement redorer le blason du terroir ravagé par ce système politique malveillant, complètement en déphasage aux exigences et aspirations de l’heure. Aujourd’hui, nous sommes en plein dans le XXIe siècle, nous sommes la génération la plus chanceuse que l'humanité n’ait jamais connue. Les systèmes éducatifs hyper-développés, les échanges internationaux, la mondialisation, la technologie de pointe, les systèmes de communication modernes, y compris l'Internet, les médias et autres... sont tous des bonus que ce siècle nous offre, pour nous aider à avancer, nous développer rapidement et vivre une vie meilleure. Que faisons-nous avec? Nos parents n'avaient pas tout ce dont nous disposons aujourd'hui, mais ils s'en étaient bien sortis selon leurs moyens. Nos ancêtres aussi ont fait le miracle de 1804 sans aucun moyen, comparativement à tout ce dont nous disposons aujourd'hui. Maintenant, il est temps pour nous de cesser de nous plaindre, disant que nous n'avons pas de moyens pour faire ceci ou cela, tandis que nous en avons trop, et nous ne faisons rien de bon avec. Je crois profondément plus que jamais qu'il est temps et urgent de nous mettre tous debout ensemble, pour regarder les alliés internes et leurs patrons blancs droit dans les yeux, et leur dire que leur temps est révolu! Ce n'est pas possible qu'un petit groupe de gens retiennent une population de plus dix millions de personnes dans cette situation de pauvreté extrême. Non! Non... nous, les fils et filles de Toussaint Louverture, de Jean-Jacques Dessalines, de Capois-La-Mort, d'Henry Christophe, d'Anténor Firmin et autres... nous ne pouvons plus rester les bras croisés et laisser une poignée de soi-disant leaders corrompus vendre un si grand peuple à aussi bon marché aux Blancs. Agir ainsi serait une offense à Dieu et trahir l’idéal et la pensée de nos ancêtres (Toussaint Louverture, Jean Jacques-Dessalines, Capois-La-Mort, Henry Christophe, Ahmed Sékou Touré…). Disons donc en un mot, assez, c'est assez !!! 1915-1934 : Les E.U. occupaient militairement Haïti et laissaient derrière eux l'Armée d'Haïti et la police nationale non pas pour servir les intérêts d'Haïti, mais plutôt les intérêts américains. Après le départ des marines yankees en 1934, Washington ordonna le renversement de 8 gouvernements consécutifs en Haïti et démocratiquement élus par le peuple haïtien, d'où la période de gouvernements éphémères et l'instabilité politique totale chez nous en Haïti. François Duvalier, en prenant le pouvoir en 1957, a défait ce que les Américains avaient installé comme régime politique barbare en Haïti en autorisant l'homme noir à prendre l'état-major de l'armée haïtienne et empêchait du même coup l'armée haïtienne à renverser son gouvernement et celui de son fils. Ce n'est qu'après le départ forcé de Jean-Claude Duvalier vers la France que les Américains ont repris la commande de notre pays et humilient aujourd'hui impitoyablement la première République noire indépendante du monde pour la deuxième fois de son histoire. Haïti a aujourd'hui besoin d'un nouveau sauveur... Nous avons besoin d'une armée d'environ 60 000 personnes, composée de jeunes filles et garçons (notre population de jeunes est estimée à 6, 5 millions de moins de trente-cinq ans), notre ancienne Académie militaire, une école de police, et ceci avec l'aide des pays neutres et amis tels que Cuba, le Venezuela et autres... Le chiffre d'environ 30 000 policiers, armés jusqu'aux dents, professionnellement préparés par les officiers et militaires cubains et un chiffre d'environ 6 000 militaires et policiers haïtiens à la frontière haïtiano-dominicaine, et ce n'est qu'alors que nous pourrions hautement crier : Vive Haïti libre à tout jamais, vive La Dessalinienne, vive le peuple haïtien et un adieu définitif à la MINUSTAH représentant les forces impérialistes chez nous en Haïti ! Vive Haïti libre et prospère! Vive la jeunesse Haïtienne! Merci de votre soutien. Merci de croire en cette action et triomphons ensemble ! « La participation des jeunes renforce l’engagement des jeunes et la compréhension des droits humains et de la démocratie. » « Ann bay jenès la bourad ».