Il m’est toujours impossible de comprendre la passivité de nos dirigeants face aux différents engagements à moyen età long terme pour ce pays. Dans les journaux, la radio et la télévision on ne cesse de scander que la caisse l’Etat est vide, est-ce vraiment le cas ? Des activités accordant à l’État le droit d’avoir des rentrées de fonds sont pléthores. Nous avons entre autres l’existence du SYSTEME DE PEAGE OU DROIT DE PASSAGE. Quand un véhicule, privé ou public, laisse une ville pour pénétrer une autre, un droit de passage aurait dû être réclamé. Ce système de péage servirait à financer les réparations de routes, bâtir des hôpitaux ou des écoles. Plus d’un million de passage se font chaque jour d’une ville à une autre. Ces trajets représentent plus d’un million de gourde dans la caisse des municipalités et de l’État. Ce n’est pas une nouvelle invention. Cette mesure existe déjà dans plusieurs pays dans le monde. Par exemple, dans un rapport publié par le CALTRANS, TRANSPORTATION CORRIDOR AGENCIES, à SAN JOAQUIN HILLS, en Californie, le montant moyen collecté par année en droit de passage s’élève autour de 167 millions de dollars. Un système marche à l’extérieur peut tout aussi bien marcher en Haïti, moyennant qu’on l’adapte au contexte socio-économique de chaque ville. Des villes telles que JACMEL, CAYES, CAP-HAITIEN, qui sont entre autres, des villes touristiques, seraient encore mieux attrayantes à accueillir les visiteurs avec un système de péage bien installé. Haïti n’a pas besoin d’un remède spécial pour prendre son envol, il lui suffit de quelques projets qui auront des répercussions positives sur l’économie, tels que le système de péage, de manière à rentrer des fonds dans la caisse de l’État et changer l’avenir de ce pays.