Rencontrer le grand Raoul Peck n’est pas chose aisée. Lui parler est un tantinet plus compliqué, et pour ce qui est pour un Haïtien de lui soutirer une interview, cela relève carrément du prodige. Malheureusement, je n’avais pas lu l’article « Peck prend la Citadelle » de Frantz Duval paru le 8 mai 2009 ! J’aurais été franchement mieux préparée pour ma rencontre avec M. Peck. J’aurais pourtant dû me rappeler comment il m’avait été aussi impossible d’obtenir un mot de l’illustre réalisateur quand, en octobre dernier, le documentaire « I'm not your negro », sur la vie de l'essayiste afro-américain James Baldwin, allait être présenté au public au Festival international du film de Toronto, aux côtés d’autres productions haïtiennes…
« Mais quel est le but de ta visite à Washington ? » Ma réponse est la même à tous ceux qui m’adressent la question : « Je suis là pour parler à Raoul Peck !» Ma liste de questions bien placée dans mon petit sac du soir, je me mêle aux invités de l’ambassadeur Paul Altidor. « Ce soir, m’explique ce dernier, l’auditoire est différent de celui qu’on reçoit généralement dans les salons de l'ambassade. On a invité des représentants de médias américains, des responsables de centres culturels ou d’associations de l’industrie du cinéma, des présidents d’universités qui interviennent souvent dans les médias, quelques Haïtiano-Américains… »






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