Un homme soupçonné d’avoir volé une brouette sur un chantier vient de passer quatre ans dans les geôles infernales du pénitencier national. Pourtant, le dossier de cet homme avait été classé sans suite par le parquet de Port-au-Prince. S’il était reconnu coupable, il purgerait une peine d’emprisonnement ne dépassant pas 30 jours. Mais, le fait d’être un anonyme, Daniel a été victime de l’irresponsabilité ou de la méchanceté des autorités judiciaires (magistrats, parquettiers, etc.). N'était la diligence des avocats du programme d'aide légale, Daniel resterait incarcéré, on ne sait pour combien d’années. Combien de personnes croupissent dans des cellules de nos prisons infectes sans connaître le principal motif de leur arrestation ? Ils sont nombreux ceux qui subissent le sort de Daniel mais qui n’ont pas (encore) la chance d’être sortis de l’enfer.
Après quatre ans de privation de liberté, Daniel va rentrer chez lui, retrouver sa famille, sans aucune compensation. Sans aucune excuse des plus hautes instances de l’État, pour ne pas parler de dédommagement. Il est victime d’un État bourreau. Recevra-t-il de l'assistance légale nécessaire pour poursuivre l'État en dommages et intérêts pour les préjudices subis?





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