La grève annoncée n’a pas eu de succès ce lundi. Elle a légèrement perturbé la journée. Elle ne sera pas reconduite mardi. La semaine dernière déjà, les syndicats n’avaient pas pu aller jusqu’au bout de leur projet. Divisés, les dirigeants ont étalé dans la presse leurs divergences et leurs positions antagoniques. Certains syndicalistes ont négocié avec le gouvernement, d’autres ont échoué à se faire entendre des chauffeurs. Dans la cacophonie, les gens ont vaqué, tant bien que mal, à leurs occupations.
Les grèves n’ont été que rarement des armes politiques efficaces en Haïti. Souvent, leurs initiateurs ne sont pas clairs sur leur objectif. Sectoriel, corporatiste, politique, une grève peut avoir plusieurs objectifs ou un seul. Il faut savoir la lancer et y mettre fin. En Haïti, c’est souvent le temps et les négociations sur le tapis vert qui font la peau aux grévistes. Rarement l’objectif de départ est atteint à l’arrivée. Mais cela ne signifie pas que tout le monde est perdant.





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