Comme à l’accoutumée, le président de la République a prononcé son discours aux Gonaïves, à l’occasion du 214e anniversaire de l’indépendance, le 1er janvier. Après avoir vanté les prouesses des Pères fondateurs de la nation, Jovenel Moïse, conscient du déchirement du tissu social que ce soit sur les divergences profondes qui caractérisent le pouvoir et l’opposition ou sur l’état de dégénérescence de la société, prône le dialogue et la concertation pour trouver un modus vivendi. C’est dans cette perspective qu’il lance pour l’année 2018 les états généraux sectoriels de la nation. Face aux critiques des uns et des autres sur la gestion de l’équipe au pouvoir, Jovenel Moïse n’a reconnu ni les errements de son administration ni les fautes graves de ses collaborateurs qui, pour la plupart, ont été les éléments déclencheurs des mouvements de contestation de l’opposition. Au contraire, le président de la République, sans vouloir faire un bilan de ses réalisations pour la première année de son pouvoir, a placé la barre haut en ce qui a trait à la Caravane du changement, considérée comme le point focal de la relance de l’agriculture.