Le pays avance tranquillement vers la fin de l’exercice 2017-2018. Au 1er octobre, au moment des comptes, on retiendra que le déficit budgétaire record, plus de 20 milliards de gourdes, a été financé par la BRH. Le président Jovenel Moïse, qu’il le veuille ou non, entrera dans l’histoire parce que sous son administration le déficit budgétaire et le financement effectué par la BRH ont explosé.

Sur le tableau de bord, à côté de ce déficit qui a filé, il sera retenu aussi que le taux d’inflation, à deux chiffres depuis 36 mois, était de 14,1 % en août. Nos légions de chômeurs, nos millions de pauvres ayant un revenu journalier en deçà de 2 dollars américains glisseront un peu plus dans la pauvreté absolue. Pour eux et pour d’autres catégories sociales ayant des revenus moyens, la situation se complique. L’accélération du rythme de la dépréciation de la gourde face au dollar n’a pas vocation à arranger les choses.