L’indisponibilité à temps et en quantité nécessaire de produits sanguins pour prendre en charge des urgences chirurgicales s’est accrue ces derniers mois. Des professionnels de la santé, préoccupés, ont tiré la sonnette d’alarme parce que cette situation peut entraîner un arrêt cardiaque, la mort pour un accidenté polytraumatisé ayant une hémorragie sévère externe ou interne. Pour des patients en nécessité d’intervention chirurgicale lourde, élective, ces risques existent aussi.

Au quotidien, des médecins font face à un dilemme afin de savoir s’il faut entrer ou non au bloc sans plasma quand l’intervention provoquera saignement chez un patient dont le niveau d’hémoglobine a baissé ou pourrait baisser encore plus. Pour des parents, ces urgences chirurgicales et ces opérations lourdes électives génèrent des inquiétudes liées au risque non négligeable de décès. Hors de la communauté médicale, de l’univers hospitalier, le problème d’accès à temps au sang est connu.