Un assassinat par-ci, un braquage par-là… C’est devenu un fait divers tant les cas des victimes de la criminalité à Port-au-Prince et dans des villes de province sont monnaie courante ces dernières semaines. La banalisation de la vie humaine tout bonnement. Quand ce n’est pas un policier qui en fait les frais, il s'agit d'un commerçant, un étudiant, une entrepreneure, un étranger, un père ou une mère de famille, parfois sous les yeux de ses enfants. Des rêves qui volent en éclats.
On ne pourra jamais compter les victimes anonymes de l’insécurité galopante ces derniers mois. On ne saura jamais non plus la quantité d’armes illégales en circulation dans le pays. Toutefois, les chiffres disponibles jusque-là font état de plus de 300 000. Peu importe les statistiques, de ce chiffre découlent certainement des armes d’anciens officiers de l’armée, d’anciens policiers, d’anciens responsables de sécurité de hauts fonctionnaires de l’Etat ou d’élus. Ces armes terrorisent, blessent et tuent quelque part. Les autorités ont perdu le contrôle des armes à feu – si une fois elles l’avaient eu.





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