Depuis plus d’une semaine, le président Jovenel Moïse multiplie les initiatives auprès de différents partis politiques de l’opposition afin de dégager un consensus pour la formation d’un nouveau gouvernement. Si certains chefs de partis politiques répondent volontiers à l’invitation de l’équipe au pouvoir, d’autres rejettent toute idée de dialogue avec le dauphin de Michel Martelly. Fanmi Lavalas, Pitit Dessalines, Ayiti An Aksyon et le secteur démocratique et populaire conduit par André Michel restent sur la corde raide. De 1995 à aujourd’hui, il est coutumier pour les chefs d’Etat en exercice de recourir à la formule de remaniement ministériel ou de la formation d’un nouveau gouvernement à l’occasion d’une crise politique aiguë ou à la suite d’une motion de censure à un Premier ministre.
En janvier 1999, le président René Préval, après avoir constaté la caducité du mandat de la 46e législature, d’un tiers du Sénat et des collectivités territoriales, se voyait dans l’obligation de recourir à la formation d’un gouvernement de consensus pour éviter une crise politique sans précédent. En janvier 2004, l’opposition avait rejeté la main tendue de Jean-Bertrand Aristide pour participer à la formation d’un gouvernement de consensus, après trois ans de crise politique. En décembre 2014, le président Michel Martelly avait accepté de sacrifier son Premier ministre Laurent Lamothe pour tourner la page de l’impasse politique de l’époque.





Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.