Vêtue d’une salopette noire pour femme, cheveux courts et maquillage minimaliste, la chanteuse entame sa soirée avec une interprétation de la chanson « Je t’ai dans la peau », un morceau d’Edith Piaf sur la musique de Gilbert Bécaud. Elle enchaîne avec « Quand tu dors », un poème de Jacques Prévert qu'Edith Piaf avait rendu célèbre.
Faisant preuve d'une technicité nette, précise et sans fioriture, à part un petit problème de son, la chanteuse impose sa sensibilité, son espièglerie et un large sourire pour apprécier chaque acclamation. D'un art consommé et d'un sens poétique, Laura Clauzel poursuit avec «Elle a dit» de Gilbert Bécaud, interprétée par Edith Piaf. Au fur et à mesure, le répertoire musical s'élargit. «La chanson du figuier maudit», évoquant une prison de Petit-canal en Guadeloupe, est « un témoignage du passé où les branches retombent et deviennent racines ». L'artiste nous apporte une histoire de racines qui empêchent le mur de tomber. Il s’agit d’évoquer brièvement les racines comme espace de significations et de représentations marqué par le pluralisme culturel. Une démarche qui est aussi complète que possible et qui porte aussi bien sur les zones d’ombre que sur les zones de lumière.






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