Sans l’ombre d’un doute, avec les difficultés que connait l’EDH, le courant 24 sur 24 promis par le chef de l’Etat, Jovenel Moïse, n’est qu’une chimère. Ces derniers temps, le black-out règne en maitre dans les foyers. La production de l’EDH est en chute libre. La centrale de Péligre, qui a une capacité de 54 mégawatts, ne produit actuellement qu’environ 13 à 15 mégawatts, d’après l’ingénieur Cadet Ernst qui jouait le rôle de guide au cours de cette journée porte ouverte à la centrale de Péligre. « La sécheresse, le déboisement et l’accumulation de sédiments sont les principales causes de la baisse du niveau de l’eau dans le lac de Péligre. La baisse de la production constatée résulte de la baisse du niveau de l’eau dans le réservoir de Péligre», a affirmé Cadet Ernst, précisant que le Plateau central a connu une faible pluviométrie tout au long de l’année 2018.
La centrale hydroélectrique de Péligre est dotée de nouvelles infrastructures mais est loin d’être à 100%. « La centrale ne peut pas être performante si l’eau n’est pas disponible. C’est donc cette centrale qui est à la base de la production du courant pour la zone métropolitaine », a indiqué Hervé Pierre-Louis, directeur de l’EDH. Outre la centrale hydroélectrique, l’EDH dispose d’autres centrales qui utilisent le diesel et le mazout. « La production de l’EDH est aussi affectée par la rareté du carburant sur le marché local. Heureusement, d’après ce que j’ai appris, le marché de produits pétroliers va être libéralisé », a-t- il ajouté.






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