En 1987, lors des premières élections post-Duvalier, Sylvio Claude était le candidat à abattre; il rayonnait de l’aura du combattant qui avait bravé les macoutes, les militaires, le régime dictatorial. Il était en pôle position pour être le premier président démocratiquement élu après 30 ans.
Sauf qu’il a eu en face de lui à la dernière minute maître Gérard Gourgue, choisi par les forces démocratiques comme un candidat d’ouverture et mieux outillé pour relever les défis de l’heure. Encore les ‘’défis’’. Nous étions en 1987…
Y a-t-il encore des défis en 2019 ? Oui !
Comme les mentalités ne changent pas, ce vide de l’esprit, ce manque d’imagination ambiante animent encore notre soif de pouvoir, dans ce labyrinthe des malheurs prévisibles.
A ceux qui pensent que le départ du président Jovenel Moïse suffira à les combler de joie, j’en ai la chair de poule ; j’ai suivi par exemple les explications de certains leaders ; j’ai entendu un ensemble de slogans comme d’habitude ; rien que des slogans. Et demain ? C'est-à-dire quels sont les prémices, les signes avant-coureurs de la nouvelle construction tant rêvée ?
Penser demain, c'est préparer aujourd'hui.Tout doit être vécu dans l'instant. L’avenir se définit par la manifestation d'une vision consciente à travers nos actes ; et quand ces actions dans le présent font peur, ne procure aucune assurance, la recherche du sens de l’avenir se définit dans la personnalité des acteurs. Qui dit quoi aujourd’hui, à partir de quel lieu, de quel discours ?
Prévoir, rêver, parler de l'avenir ne veut pas dire le préparer. Il faut les actes de l’avenir, dans la construction des avenues du savoir, sinon tout discours est vide de sens, toute action n’est que déstabilisation, destruction.





Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.