Aujourd’hui, en raison de l’insuffisance, voire l’absence des données chronologiques sur la culture de l’oralité en Haïti, il est serait prudent de ne pas spéculer. Toutefois, on ne peut ignorer les avancées qui se font au niveau de la langue créole, que ce soit par les genres littéraires - comme la poésie, le roman, le contes et les nouvelles -, ou que ce soit par d’autres progressions linguistiques. Cette tendance pour la promotion du livre qu’ont quelques personnes qui sont devenues nombreuses à accéder à la compréhension de l’importance des signes écrits dans leur vie et à s’ouvrir à la scribalité pourrait leur permettre de traiter sur un plus grand plan d’action la question des droits de l’enfant en Haïti.
En effet, les paroles s’en vont, les écrits restent. À l’école, nos professeurs n’arrêtaient pas de nous répéter cette maxime quand il s’agissait de prendre des notes. Ils n’avaient pas complètement tort. La fondation Maurice Sixto vient confirmer ce vieil adage à travers le fameux conte “Ti Sentaniz” dans un petit livre imagé de quarante-six pages.






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