« Le taux de croissance de 2,8% prévu initialement au cours du premier trimestre a été révisé lors de la signature avec le Fonds monétaire international (FMI) à 1,5%. Ce taux de croissance risque d’être modifié encore une fois pour se chiffrer à moins de 1%. C’est grave quand on considère que le taux démographique représente 1,5%. Quand une économie ne crée pas suffisamment de richesses pour permettre à la population de satisfaire ses besoins, la situation devient très critique », a indiqué le titulaire du ministère de l’Économie et des Finances (MEF), Ronald Décembre, lors d’un point de presse, le lundi 17 juin 2019, dans les locaux dudit ministère, pour faire comprendre que les événements sociopolitiques ne sont pas sans incidence sur les finances publiques et les indicateurs macroéconomiques.
Le ministre Décembre a par ailleurs fait savoir qu’au début de l’exercice fiscal en cours, le taux d’inflation en variation mensuelle a été de 1,5% et en glissement annuel de 14, 3%. « Durant les sept premiers mois de l’exercice, les prix sur le marché local ont augmenté à un rythme mensuel de 1,4% contre 0,9% l’année dernière. Il faut souligner aussi que l’accélération du niveau global des prix provoque une poussée inflationniste autour de 17,7% », a souligné le numéro un du MEF, précisant que les plus pauvres s’enfoncent davantage dans la pauvreté et les riches ne deviennent pas plus riches. Ronald Décembre soutenu que la persistance de l’inflation à deux chiffres résulte de la situation délétère constatée depuis des jours et la décote accélérée de la gourde, une dépréciation de la monnaie nationale de l’ordre 24,3% sur l’exercice en cours.






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