Alimenté, entre autres, par l’allocation inscrite au budget de fonctionnement de l’État, la retenue mensuelle de 8% sur les appointements des fonctionnaires et employés publics, la retenue du premier douzième du montant annuel des appointements ou indemnités de tout fonctionnaire ou élu pour la première fois à une fonction publique, le fonds de pension civile n’a pas été géré efficacement, d’après le rapport de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) sur la situation financière de l’État et l’efficacité des dépenses publiques pour l’exercice 2017-2018. Quoique le fonds ait pu capter, grâce à ses diverses activités, 5,4 milliards de gourdes, soit 1,4 milliard de gourdes de plus comparativement à 2017, il a connu à la fin de l’exercice un déficit estimé à un milliard de gourdes.
Ce déficit résulte d’une augmentation vertigineuse des dépenses effectuées bien que le fonds ait bénéficié des allocations budgétaires de 2 milliards de gourdes, un montant qui dépasse de 350 millions de gourdes les cotisations générées. « Les dépenses ont crû beaucoup plus rapidement en passant de 2.3 milliards de gourdes en 2017 à 6.4 milliards de gourdes en 2018 », soutient le rapport de la CSCCA. Dans ses explications, la CSCCA a fait savoir que les 5,4 milliards de gourdes captées provenaient de trois sources principales : les allocations budgétaires de l’État (38%) ; les cotisations prélevées sur la masse salariale des fonctionnaires publics (31,61%) et les régularisations effectuées (23,11%).





Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.