Depuis un certain temps, des citoyens demandent des comptes sur la gestion et l’utilisation du fonds PetroCaribe dans le pays. Ils ont foulé à maintes reprises le macadam pour dénoncer la dilapidation dudit fonds. Dans ce dossier à scandale, certains fustigent le silence radio de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) qui, selon eux, devrait être placée au-devant de la scène. Pour répondre aux nombreuses critiques, le major David Basile, directeur général de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), a fait savoir : « L’ULCC ne peut rien faire dans l’affaire PetroCaribe puisqu’elle est déjà saisie par la justice haïtienne. »

« Il n’y a pas moyen pour que l’ULCC se penche sur l’affaire PetroCaribe sauf si le juge d’instruction qui mène l’enquête nous demande, par une commission rogatoire, d’aller instruire sur cette affaire », a argué le numéro un de l’ULCC, le major David Basile. Pour l'ex-ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales dès qu’une instance étatique traite un dossier relatif à la corruption, l’ULCC n’a pas à interférer tant qu’elle n’est pas sollicitée. À titre d’exemple, le directeur général de l’ULCC a fait savoir que le Parlement a l’habitude de solliciter l’aide de la jeune institution pour enquêter sur un dossier quelconque, toutefois, le pouvoir législatif ne l’a pas fait dans le cas du dossier PetroCaribe.