Inspiré du poème de Jacques Roche - journaliste haïtien retrouvé mort le 14 juillet 2005 à Delmas -, « Survivre » de Samuel Suffren est un court métrage d’une durée de cinq minutes qui met en évidence les possibles contrastes de la liberté d’expression par une parole poétique. Sélectionné dans plusieurs festivals, notamment le festival Vue d’Afrique à Montréal et le festival Africajarc consacré essentiellement aux œuvres africaines, cette année, explique Samuel, « le festival voulait faire un focus sur Haïti et avait sélectionné quatre films haïtiens qui faisaient écho à la poésie ». Il s’agit de : « Kafou » de Bruno Mural, « Tezen » de Cherlie Bruno, « Ayiti mon amour » de Guetty Felin et « Survivre ».
Comme ce titre évocateur: « Survivre », Samuel Suffren s’inspire de son quotidien sans patauger dans des idées toutes faites. Il explore, certes, un champ qu’on traite en parent pauvre en Haïti, mais ce n’est pas la première ni la dernière fois que le réalisateur sillonne le monde cinématographique et donne à voir au public sa vision des choses. « Bon voyage », court métrage d’une durée de quatre minutes tourné dans la capitale parisienne, donne voix à une jeune femme qui présente les subtilités de deux mondes différents. Mettant sous les feux des projecteurs la comédienne Sachercnka Annacassis dans le rôle d’une jeune fille qui vient d’arriver à Paris et qui s’égare dans un univers autre que le sien, c’est une histoire vraie et courante sur la violence sexuelle des femmes en voyage qui est mis en avant.






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