« Pour le politique et pour l’économique, les gangs armés sont devenus des biens économiques », a affirmé l’économiste Fritz Alphonse Jean, intervenant, ce mardi, à l’émission Le point, sur les ondes de Radio télé Métropole. En abordant cette question, il a mis l’accent sur les problèmes de circulation des marchandises à travers le pays.  Il est connu de tous que des groupes armés détournent et s’emparent des camions de marchandises dans le sud de la capitale et dans le département de l’Artibonite.

Pendant les deux premières semaines du mois d’août, l’ancien gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH) donne rendez-vous pour la vente-signature de son nouveau livre intitulé « Haïti, une économie de violence ».  Il a souligné qu’il s’agit d’un constat, d’une réflexion, d’une interrogation sur la présence des groupes armés. « Dans cet environnement délétère, la faveur des groupes armés devient un bien économique précieux et se répartit entre grands commis de l’État, quelques opérateurs privés et des entrepreneurs politiciens… et la capture de l’État devient le nouveau mode opératoire », soutient l’économiste dans son livre.