La décision de l’administration Moïse-Lapin de réduire la taille du gouvernement s’inscrit dans le cadre d’une politique d’austérité, a laissé croire Jean-Michel Lapin, Premier ministre démissionnaire lors de l’installation récemment d’un ministre démissionnaire à la tête d’un autre ministère. Pour le coordonnateur de l’Organisation du peuple en lutte (OPL), Edgard Leblanc fils, qui intervient sur les ondes de plusieurs radios de la capitale, cet argument ne tient pas debout. « J’ai des doutes qu’à travers cette décision le gouvernement entend pratiquer une politique d’austérité. Je pense qu’il s’agit d’un règlement de comptes ou, tout au moins, des préparatifs pour faire face au mouvement des rues », a indiqué le numéro un de l’OPL, soulignant que le gouvernement veut mener la population en bateau.
À maintes reprises sous la présidence de Jovenel Moïse, les Premiers ministres en place avaient annoncé des mesures visant la réduction du train de vie de l’État. Cependant, ces décisions n’ont pas été prises en compte dans les différents budgets. Dans le budget initial 2017-2018, les prévisions du gouvernement pour l’achat des biens et services étaient estimées à 20.31 milliards de gourdes. Ce montant est passé à 26.47 milliards de gourdes dans le budget rectificatif 2017-2018. L’augmentation de cette rubrique indique que l’administration publique se donne la liberté de dépenser davantage pour acquérir certains biens et services. La tendance est confirmée dans le projet de loi de finances 2018-2019 que le gouvernement avait déposé au Parlement. L’enveloppe budgétaire prévue pour l’acquisition de biens et services était autour de 29.94 milliards de gourdes.






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