« Gade yon blokis ! » « Pa ki wout ou pase ? » « M pa fouti rive a lè nan okenn randevou ! » « Machin ak moto trese youn nan lòt nan blokis la, youn pa ka vanse ». Tels sont les propos qui rythment les conversations depuis des jours dans la région métropolitaine. Le fameux blocus haïtien de Port-au-Prince et de ses banlieues n’a rien à envier aux embouteillages les plus extraordinaires des villes les plus réputées au monde pour les heures perdues dans le trafic pour aller d’un point à un autre.
Le blocus remplace le «peyi lòk» et les difficultés pour se déplacer sont devenues différentes mais tout aussi réelles. Sauf que le blocus est le signe que cela va mieux. La ville a retrouvé ses habitants et leurs palpitantes activités. Avec la réouverture des classes et à une semaine de la Noël, rien à Port-au-Prince n’indique que l’économie va mal et que les gens craignent le retour des jours compliqués. On sort et, au jour le jour, on cherche à s'adonner au maximum d’activités priant que l’insécurité épargnera vie et biens.





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