Trois des cinq signataires de l’accord de Marriott participent depuis mercredi à une nouvelle ronde de négociations, à la nonciature, en compagnie des signataires de l’accord de Kinam, des représentants du président de la République, des représentants des Eglises et du secteur universitaire, du Bureau des Nations unies en Haïti et de l’Organisation des Etats américains. Il s’agit de pourparlers entre des acteurs haïtiens sur la situation de crise qui nuit à la bonne marche des institutions depuis plus d'un an. A la fin de la période de turbulences en décembre dernier, des secteurs avisés de la société avaient clairement fait savoir que la fin du «peyi lòk» et des manifestations de rue n’impliquait pas le dénouement de la crise politique haïtienne. Deux tentatives, faites au mois de décembre pour mettre autour d’une table les protagonistes, n’avaient pas produit les effets escomptés.
Les représentants de Mache Kontre, du Bloc démocratique et de la société civile, trois signataires de l’accord de Marriott, ont cru bon de s’asseoir avec les représentants du président de la République et ses proches qui avaient paraphé l’accord de Kinam pour trouver un accord sur les différends qui mettent l'opposition à couteaux tirés avec le pouvoir. Il s’agit du mandat du président qui est contesté par différents secteurs depuis la publication du rapport de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif sur l’audit du fonds PetroCaribe. Le nom du président Jovenel Moïse ainsi que ceux de Premiers ministres et de ministres pour la période allant de 2008 à 2016 sont cités dans ce rapport qui défraie la chronique depuis l’année dernière.





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