Pour les pays à revenu faible et intermédiaire comme Haïti, les envois de fonds des travailleurs migrants, communément appelés transferts de la diaspora, constituent la principale source de financement extérieur surpassant largement l’aide publique au développement, les investissements directs étrangers (IDE), et les exportations.

Selon les récents calculs de la Banque mondiale, les envois de fonds des migrants sont aujourd’hui 3 fois plus importants que l’aide publique au développement. Alors que les transferts privés sans contrepartie n’ont cessé de suivre une courbe ascendante, 3,3 milliards de dollars en 2019, l’aide internationale accordée à Haïti sur les dix dernières années n’a atteint que 11 milliards de dollars, pour un peu plus d’un milliard en moyenne par an, avait souligné l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Wilson Laleau, ex-chef de cabinet du président de la République.