Depuis qu’il a pu passer l’épreuve du dernier peyi lòk qui avait paralysé le pays et mis en péril son maintien au pouvoir, le président Jovenel Moïse chemine plus lentement et frappe périodiquement des coups qui confortent son pouvoir sans en donne l’impression. C’est la stratégie de la chenille qui sait se mouvoir imperceptiblement.

En janvier 2020, le 13, unilatéralement, le président Jovenel Moïse a constaté la caducité du Parlement. En dépit de tous les reproches qu'on pouvait faire aux sénateurs et députés; en dépit de son mauvais bilan avéré, le Parlement avait la capacité et la responsabilité de modérer et de contrôler les actes de l’exécutif. Avec la disparition des honorables parlementaires du paysage politique et sans date à l’horizon pour la tenue de nouvelles élections législatives, le président a les mains libres pour légiférer comme rarement nos chefs les ont eues.