Dans sa tentative d’apporter à l’opinion publique un éclairage sur les éléments déclencheurs des protestations ayant débuté depuis septembre 2017, le rapport du CIDP, chargé de la coordination et de l’harmonisation des politiques publiques dans le domaine des droits de l’homme, laisse entendre que la crise actuelle serait la conséquence immédiate des mesures prises par l’administration Moïse.

« L’administration Moïse a payé très cher cette volonté manifeste d’affirmer l’autorité de l’État avec ses tentatives de réformes pour la transformation de la société […] le pays a connu les formes de protestation les plus criminelles qui n’ont jamais été enregistrées à ce niveau et avec autant de constance auparavant. Les acteurs qui pilotent les mouvements de protestation instrumentalisent des gangs armés pour terroriser la population dans l’espoir d’interrompre l’ordre constitutionnel et installer une transition illégale », peut-on lire dans ce volumineux document faisant allusion notamment aux mouvements des 6,7,8 juillet 2018 et du mouvement violent « peyi lòk » en février 2019 pour aboutir aux protestations les plus récentes, de septembre à décembre 2019.