« Quand un système bancaire est capable de faire face à une large gamme de chocs tout en les surmontant dans un délai raisonnable sans interrompre l’offre de services critiques ou essentiels au fonctionnement de l’économie, il est résilient », a indiqué Jean Armand Mondélis, assistant directeur à la Banque de la République d’Haïti (BRH), lors de la deuxième journée du Sommet international de la finance. Trois caractéristiques sont avancées par l’intervenant pour qualifier un système bancaire de résilient : « Importantes réserves de fonds propres et de liquidité pour absorber les chocs ; faibles incidences des chocs sur le système en général ; capacité des banques à reconstituer  rapidement leurs fonds propres suite aux chocs. »       

En Haïti, le système bancaire représente plus de 80% du système financier. L’intervenant Jean Armand Mondésir a présenté plusieurs indicateurs financiers et prudentiels qui permettent d’évaluer la résilience du système bancaire haïtien : taux de crédits improductifs, taux d’exposition des fonds propres au risque de crédit, rendement de l’actif bancaire, assise financière du système bancaire, suffisance de fonds propres face aux risques encourus, ratio de liquidités des banques, mesure de la distance à la faillite.