Moins de 24 heures après la publication de ce nouveau décret qui modifie certaines dispositions du décret du 6 juillet 1989 sur les maisons de transferts, la BRH est monté au créneau, lors d’une conférence de presse, ce mercredi, pour faire l’éloge de sa capacité à intervenir dans ce secteur d’activité pour y mettre de l’ordre. Le gouverneur de la BRH, Jean Baden Dubois, a fait part des difficultés des maisons de transfert à offrir le billet vert à ses clients. « Quand une personne effectue un transfert pour une autre, la maison de transfert de l’expéditeur fait un jeu d’écriture pour créditer le compte de la maison de transfert qui va payer le bénéficiaire. Il n’y a pas un transfert de cash », a fait savoir Jean Baden Dubois, soulignant qu’il n’y a pas suffisamment de dollars pour que tout le monde puisse recevoir leur transfert en monnaie américaine.

La BRH s’apprête dans les prochaines 24 heures ou 48 heures à publier une circulaire qui va déterminer le taux de change que les maisons de transfert devront appliquer dans le cadre du décret du 16 juin 2020. Toutefois le gouverneur se dit conscient du fait que certains bénéficiaires de transfert ont grand besoin du dollar pour mener leurs activités. Selon le gouverneur, le décret du 16 juin 2020 sur les maisons de transfert permet à la BRH d’avoir la capacité de mettre de l’ordre dans les activités des maisons de transfert, d’exercer un meilleur contrôle sur la quantité de dollars circulant dans l’informel et de permettre aux bénéficiaires des transferts d’avoir le meilleur taux de change possible. Le gouverneur Jean Baden Dubois rassure les bénéficiaires des transferts qu’ils ne seront pas lésés.