J'ai toujours tendance à demander pardon à la famille pour ce genre de publication pour ne pas avoir le sentiment de mordre la main qui m'a nourrie.
Le 17 mai dernier était la Journée mondiale de la lutte contre l'homophobie et la transphobie. Loin de ma famille, de mes ami.es en Haïti et contre l'insomnie, je bouquinais un peu quand je suis arrivée à me demander pourquoi dois-je avoir une quelconque aversion contre celui ou celle qui est différent.e de moi, peu importe la différence. Histoire de cohérence, par exemple : comment oserais-je soutenir en tant que Noire que la couleur de ma peau, si couleur peau il y a, ne me définit pas par rapport aux autres[1] si je me morfonds dans une attitude homophobe ? Le racisme et l'homophobie sont des spectres menaçants qui se retrouvent dans le même panier. Si par sa définition classique[2] le racisme est une idéologie postulant une hiérarchie des races, l'homosexualité, quant à elle, touche à tous les peuples, toutes les races, les Blancs et les Noirs.
Aujourd'hui des gens de toutes les couleurs, des gens qualifiés de blanc, noir, arabe et autres manifestent ou sont solidaires à une cause noble : la lutte contre le racisme en 2020. George Floyd, un Afro-américain tué le 25 mai 2020 par un policier blanc, est devenu un emblème aux Etats-Unis. Cela vient à nous rappeler que l’engrenage de la violence policière racisée dans un monde qui se perd dans ses idéologies, ses définitions et ses rêves vendus est continuellement en marche. Prenons comme cas de figure, l'affaire de George Floyd pour nous demander si elle amène à une constante historique.[3] L'écrivain Milan Kundera dans son ouvrage « L'insoutenable légèreté de l'être » citait le philosophe Nietzche qui « a mis bien des philosophes dans l’embarras : penser qu'un jour tout se répétera comme nous l'avons déjà vécu et que même cette répétition se répétera encore indéfiniment ! »[4] L'auteur questionne et qualifie l'expression de l'éternel retour nietzschéen comme étant un mythe loufoque. Sans se perdre dans cette opposition, l'affaire George Floyd a provoqué un tumulte de révolte. Le monde semble outré. Mais n'oublions pas, il faut accorder une place importante au comportement politique impuissant fondé sur l’agression[5] dans l’histoire des peuples…






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