À la maison comme dans les entreprises, le courant électrique n’existe quasiment pas ces derniers temps. Il se fait de plus en plus rare au fil des jours. Les tentatives de solution apportées jusqu'à présent, loin d'améliorer l'offre de l'énergie électrique publique ne fait que l'aggraver davantage. En effet, après avoir critiqué le consortium français Alstrom-Comelex et la firme allemande Fichtne, chargés respectivement de l’exécution des travaux de réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Péligre et de la supervision, le ministre des Travaux publics, Transport et Communication, NaderJoacéus, a aussi dénoncé un vagabondage sauvage constaté à la centrale électrique de Varreux pour expliquer le rationnement du courant électrique. Il a établi les responsabilités. Dans l’intervalle, le directeur de l’Electricité d’Haïti (EDH), Hervé Pierre-Louis, a été limogé et remplacé par Michel Présumé.
Si le ministre a indexé le consortium Alstrom-Comelex et la firme Fichtne puisque deux des trois turbines de la centrale hydroélectrique de Péligre, récemment réhabilitées, tombent en panne, il a accusé les gestionnaires de la centrale électrique de Varreux d’être les responsables de l’arrêt de fonctionnement de ladite centrale. Pourquoi la centrale électrique de Varreux fonctionnait bien lorsqu’elle se trouvait sous la gestion de Sogener et cesse de marcher quand l’État en a pris le contrôle ? Le ministre Nader Joacéus répond que c’est à cause du vagabondage des gestionnaires. Quant aux syndicalistes de l’EDH, ils répliquent et accusent les autorités étatiques à travers le Bureau de monétisation d’aide au développement (BMPAD) d’avoir vendu à l’EDH un mazout de mauvaise qualité qui a détruit les injecteurs des moteurs à Varreux et à Carrefour.






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