Au Palais national, le ballet de véhicules rutilants ne laisse place à aucun doute. On reçoit. À l’entrée d’une grande salle préfabriquée, il y a un screening sanitaire. Sans broncher, un préposé asperge des mains d’alcool, prend la température des invités à la cérémonie d’investiture des membres du Conseil électoral provisoire. Les chaises d’un rouge plus vif que le tapis sont espacées. La page Covid-19 n’est pas encore tournée. On prend ses précautions.

Les minutes traînent et agonisent au fil des conversations et des embrassades entre Tèt Kale, membres du gouvernement, directeurs généraux et des têtes connues du régime comme l’ex-DG du SMCRS, Magalie Habitant, ou le DG en poste Eudes Lajoie. On s’occupe comme on peut. A part le représentant de l’OEA, Cristobal Dupouy, il n’y a pas encore de diplomates étrangers dans la salle, peu après 14 heures. Les représentants de partis politiques de l’opposition ne sont pas là. Les têtes connues de partis alliés non plus. Des pontes, chefs d’organisations de la société civile spécialisées dans l’observation électorale, ne sont pas dans le décor. Un entre-soi est parfait.