« Nous avons demandé au gouvernement d’éviter dans la mesure du possible d’utiliser la monétisation du déficit, d’utiliser au maximum le cash management, d’augmenter les recettes de l’État sans pour autant harceler ceux qui payent déjà, c’est-à-dire en augmentant l’assiette fiscale en allant vers ceux qui ne payent pas, en particulier les contrebandiers », a déclaré Bernard Craan tout en réclamant de l’Etat le respect des accords conclus entre le MEF et la BRH pour utiliser dans la mesure du possible le cash management.

 S’il y a des déficits, a exhorté Craan, que ces déficits soient prévisibles et qu’ils soient transparents de façon que la monétisation qui s’ensuit soit prévisible également et en ce qui a trait taux, s’ils doivent grimper et chuter, que nous ayons une prévision. « Comme l’État qui prépare chaque année son budget avec sa prévision de taux, nous aussi dans le secteur privé nous devons préparer notre budget aussi et il faut que nous ayons des prévisions de taux nous permettant de préparer ces budgets », a souhaité le président de la Chambre de commerce et d'industrie, rappelant combien c’est difficile de fonctionner dans l’instabilité chronique dans laquelle le pays évolue depuis quelque temps. A l’en croire, ce sont toutes ces instabilités – que ce soit l’instabilité politique, l’insécurité physique, le problème de la stabilité de la monnaie – qui empêchent les affaires de se faire normalement et, dit-il, faire des affaires dans le pays requiert un environnement plus stable.