Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à un « consensus politique minimal » dans le cadre de l’organisation des élections pour éviter que celles-ci, comme par le passé, soient émaillées de violences préjudiciables à la population. « Un consensus politique minimal, assorti d’un plan réaliste pour la tenue d’élections, qui fixe notamment le cadre électoral, le calendrier, les listes électorales et le budget, et un Conseil électoral provisoire pleinement fonctionnel sont nécessaires pour garantir des élections libres, équitables et transparentes qui confereront une légitimité au système politique et renforceront les institutions de l’État et la bonne gouvernance », a indiqué le secrétaire général de l’ONU dans le chapitre « observations » de son dernier rapport au Conseil de sécurité sur Haïti.

 « Dans le cas contraire, a souligné Antonio Guterres, la population haïtienne pourrait une fois de plus être victime de violences politiques similaires à celles qui ont entaché les élections précédentes. Je réitère donc mon appel, avec une urgence renouvelée, au gouvernement et aux acteurs politiques et ceux de la société civile pour qu’ils mettent de côté leurs différences et tirent partie de cette occasion historique de répondre aux attentes populaires en s’accordant sur les réformes de gouvernance nécessaires », a insisté Antonio Guterres qui offre ses bons offices en mettant ses représentants au service d’un dialogue entre les acteurs en Haïti.