Longtemps jeté aux oubliettes en Haïti, le service d'inspection des véhicules est sur le point de refaire surface avec le budget 2020-2021 récemment publié par le pouvoir exécutif. Cette activité, un tant soit peu, est appelée à générer des recettes.  « Sont astreints à l’inspection trimestrielle les véhicules suivants dont les droits d’inspection sont fixés 500 gourdes par trimestre : les véhicules de transport en commun, les véhicules de location, les véhicules lourds et ceux affectés au transport de marchandises de toutes sortes ainsi que les véhicules de génie civil sur pneumatique », stipule le deuxième paragraphe de l’article 12 du budget.

Quant aux véhicules privés, ils sont astreints à une inspection semestrielle. Pour cette catégorie, les droits d’inspection sont fixés à 1 000 gourdes par semestre. Il y a les véhicules appartenant à l’État, (officiel et service de l’État), les véhicules des missions diplomatiques et consulaires et des organisations internationales (CD, CI, OI) et les véhicules d’immatriculation temporaire sont placés sous un régime de franchise. Si la décision d’inspecter tous les véhicules est prise sur le papier. Toutefois la capacité de l’État à mettre en œuvre cette action dans tout le pays suscite des interrogations.