Avec la circulaire 114-2, la Banque de la République d’Haïti (BRH) prétend disposer d'outil efficace pour défendre les consommateurs, plus précisément les bénéficiaires des transferts de fonds des abus commis par des sous-agents qui représentent les maisons de transfert. La banque centrale reproche à des sous-agents opérant dans les coins et recoins les plus reculés du pays d’avoir payé les transferts à un taux très bas par rapport au taux de référence.

« Les banques et les maisons de transfert sont tenues de payer les transferts internationaux : a) en monnaie étrangère si le bénéficiaire reçoit les fonds sur son compte de dépôt en dollars américains domicilié dans une institution financière ; b) en gourdes si le bénéficiaire reçoit le paiement à n'importe quel point de service (succursale, agence, bureau, kiosque) ou sur un instrument de paiement », lit-on dans la circulaire, précisant que les paiements en gourdes se font au taux de référence du jour de la réception des fonds par le bénéficiaire.