Ces derniers jours, les ministres du gouvernement, membres du Conseil électoral et toute personne qui se présente en leur nom dans une ville de province se doivent d’être agiles. On ne compte plus les incidents où ministres ou simples employés dépêchés pour présenter la bonne nouvelle de la constitution en écriture ont dû mettre du vent dans leur voile, des ailes à leurs chaussures et prendre la poudre d’escampette pour échapper à un mauvais sort.

La constitution du président Moïse est difficile à vendre. La foule ne se presse pas. La marchandise n’attire pas le chaland. Le bruit ambiant empêche tout débat d’idées ou de fond.