Atteint de la Covid-19, le virus mortel en circulation dans le pays, le Dr Robert Joseph, a succombé le 2 juin dernier alors qu’il était déjà admis dans un centre hospitalier. « C’était un homme d’une grande honnêteté, un brillant médecin-vétérinaire, un personnage inoubliable, un collègue professionnel, brillant, un humaniste ». Les mots ne manquaient pas à certaines personnalités, dont la plupart sont des anciens camarades de promotion, collègues de travail, pour décrire celui qu’ils s’accoutumaient à appeler « Bob ».

L’ancien directeur de l’ONA Emmanuel Ménard, responsable du Parti politique « Force Louverturienne Réformiste », n’a pas mâché ses mots pour saluer « un colosse » que nous venons de perdre avec le départ du professeur Robert Joseph. Il parle « d’un être sensible aux malheurs des autres, d’un bon père de famille, d’un professionnel imprégné de son art, d’un éducateur soucieux et d’une rare compétence, d’un louverturien convaincu et passionné, d’un administrateur rigoureux et compréhensif, d’un chef de parti moderne et démocrate, d’un Haïtien intègre qui n’a jamais prostitué son métier d’homme ni dans ses combats politiques ni dans son vouloir exaltant de voir son pays débarrassé de la corruption et de l’amateurisme politique pour qu’enfin s’ouvre la nouvelle ère du changement intégral, vecteur indispensable de la paix sociale et du développement durable. C’est cet homme qui est tombé en pleine bataille constante pour des lendemains meilleurs avec un rêve pour la jeunesse et une foi inébranlable dans l’espérance de la construction de la Nouvelle Haïti ».