En prolongeant pour une durée indéterminée le mandat du premier ministre a.i. Claude Joseph -après lui avoir octroyé deux mandats de trente jours-, le président Jovenel Moïse, non seulement sort totalement de l’esprit et de la lettre de la constitution en vigueur sur le poste de premier ministre a.i, mais il étale aussi l’absence de solution politique pour arriver à un partage du pouvoir et des responsabilités comme le requièrent les blocages politiques et institutionnels actuels.

Pour revenir à la constitution, Jean-Michel Lapin et Joseph Jouthe avaient eux aussi dépassé largement les délais prescrits par la loi-mère pour un premier ministre intérimaire. Les deux avaient été cependant ministres de Jean-Heny Céant et venaient du dernier gouvernement qui avait été ratifié par les deux Chambres du Parlement. Claude Joseph est un passager pris en route pendant que le pays sortait des normes constitutionnelles.