S’il n’y a toujours pas de date retenue pour la réalisation du référendum constitutionnel de Jovenel Moïse, il n’en demeure pas moins que le pouvoir est déterminé à changer la Constitution de 1987 alors que pratiquement toutes les forces vives du pays s’y opposent. Dans son rapport devant le Conseil de sécurité cette semaine, Antonio Guterres exhorte les autorités nationales à veiller à ce que « cette réforme ne retarde pas davantage la tenue, en 2021, des scrutins locaux et parlementaires, longtemps différés, ainsi que  l’élection présidentielle ».

« Le 7 juin, en raison de la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, le Conseil électoral provisoire a reporté sine die la tenue du référendum constitutionnel. Faute de réelle percée dans les efforts actuellement menés pour parvenir à un consensus politique minimal, il risque d’être difficile de créer les conditions pour que le référendum constitutionnel ainsi que les élections législatives, locales et présidentielle puissent avoir lieu dans des conditions techniquement fiables et inclusives. Alors que de nombreuses parties prenantes ont souligné qu’il était impératif de parvenir à un accord politique pour organiser des élections libres, régulières et transparentes en 2021, les tentatives de médiation, y compris celle faite par une plateforme interreligieuse, n’ont, à ce jour, pas permis de progresser sur la question », a rapporté Antonio Guterres dans son rapport.