Ces derniers mois ont été marqués par plusieurs incidents inquiétants et de graves atteintes aux droits humains perpétrées par des gangs contre les populations civiles, a déploré Mme La Lime, précisant que cette situation a entraîné le déplacement de plus de 16 000 personnes des quartiers métropolitains de Port-au-Prince, de bas Delmas, de Bel-Air, de Martissant, de Tabarre-Issa et de Toussaint Brave depuis le début de l’année.
« Une Commission nationale du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion (CNDDR) a été créée le 27 février 2019, mais à ce jour, rien n’indique qu’un quelconque gang a été désarmé et ses membres réinsérés dans la société », a affirmé Chantal Hudicourt Ewald, avocate au barreau de Port-au-Prince et ancienne membre de l’Assemblée constituante haïtienne de 1986 à 1987. Selon l’avocate, les principaux gangs de Port-au-Prince se sont fédérés. Les luttes armées entre les membres et les non-membres de cette « fédération » causent de nombreuses victimes dans la population civile. « Les gangs sont ravitaillés en armes lourdes et en munitions dans un pays, en principe, sous embargo d'armes, tandis que la police semble totalement impuissante », a-t-elle fait remarquer.






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