« Cette attaque constitue un acte de barbarie, de sauvagerie sans nom, et porte atteinte à l’essence de la République, aux droits de l’homme et aux valeurs civilisationnelles. Bref, cette mort est la résultante des faiblesses institutionnelles. On pourrait dire que c’est la mort de nos institutions. Pour penser Haïti, il faut d'abord penser à refaire les institutions républicaines », se positionnent ces universitaires qui ont formulé leur proposition de sortie de crise.

Afin de mieux aborder la situation, le « Collectif des chercheurs haïtiens et universitaires pour la démocratie et l’État de droit (COCHUDED) » dit proposer la formation d’une commission d'enquête spéciale qui pourrait être dénommée « Commission de vérité nationale » composée des membres du pouvoir judiciaire, du pouvoir législatif et de la société civile (organisations de défense des droits humains, d'universitaires, entre autres).  La formation de cette commission ne doit pas mettre fin aux premières actions des forces de l'ordre et de la justice visant à appréhender les suspects et présumés assassins du président Jovenel Moïse. La vérité judiciaire est la seule vérité de l’histoire parce qu’elle met l’homme devant lui-même.